#10
GPA
GESTATION POUR AUTRUI

raconter

OLIVIA, SÉBASTIEN & VICTOR

« Je me retrouve donc à 40 ans, sans enfant, en tout cas vivant. »  

 

« J‘ai lancé un maximum de recherches en me disant comment faire en gros sans utérus, et de là, j’ai trouvé qu’en parallèle de l’adoption, nous pourrions essayer une GPA.” 

 

« Le jour où nous apprenons que la mère porteuse est enceinte, on était vraiment très, très, très contents parce que c’était une bonne nouvelle et enfin peut être qui allait aboutir à quelque chose de positif. ” 

DANS CET ÉPISODE

ÉCOUTEZ L'HISTOIRE D'OLIVIA ET SÉBASTIEN, PARENTS D'UN PETIT VICTOR, NÉ PAR GPA.

Dans ce témoignage, Olivia et Sébastien nous livrent leur histoire.

Ils nous racontent leur parcours: la décision de recourir à la GPA, le choix de la femme porteuse, l’annonce et le suivi de la grossesse à des kilomètres de distance, et la naissance de leur fils, Victor, en pleine période de Covid.

 

A travers cet épisode, nous voulons continuer de libérer la parole sur des sujets tabous de la maternité, partager des histoires singulières, et la GPA en fait partie!

SOUTENIR

les ACCOMPAGNANTS

PHOTO S.IMBERT

Sébastien

Mari d'Olivia

Dans cet épisode, il nous raconte aux côtés d’Olivia leur GPA, les épreuves et les sentiments par lesquels ils sont passés tout au long de ce parcours.  

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Geneviève Delaisi de Parseval

Psychanalyste

Dans cet épisode, elle nous explique pourquoi certaines personnes ont recours à la GPA, elle nous apporte un éclairage sur les liens d’attachement entre la femme porteuse et le.s parent.s d’intention et elle souligne l’importance de raconter les détails de son histoire à l’enfant.  

SOUTIENS

Merci à nos mécènes La Fondation Des Femmes et l'entreprise THÉORÈME qui ont rendu sa réalisation possible

Écriture, réalisation et montage

Fanny de Font-Réaulx & Justine Philbert

intervenants

Sébastien, mari d'Olivia et Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste.

design sonore

Raphaël Aucler / Studio Arigato

MUSIQUE ORIGINALE

Arigato Massaï

la production

Qui a contribué à ce podcast?

EXTRAITS DE L'ÉPISODE

Alors, quand j’étais plus jeune, je m’imaginais vraiment être mère d’une famille nombreuse, maman plutôt jeune avec plusieurs enfants, mais là, force est de constater qu’il y a un gros écart entre ce que j’imaginais pour ma vie de maman et ce qu’elle est aujourd’hui. 

 

Je me retrouve donc à 40 ans, sans enfant, en tout cas vivant. 

 

J’ai lancé un maximum de recherches en me disant « comment faire en gros sans utérus », et de là, j’ai trouvé qu’en parallèle de l’adoption, nous pourrions essayer une GPA.

 

Ça s’appelle « contractualiser » avec une clinique.

Au moment où on signe le contrat, je suis vraiment partagée entre l’euphorie et la joie de me raccrocher à un espoir et le fait de pas du tout vouloir y croire. 

 

On parle très peu de cette aventure GPA autour de nous. Parce qu’on ne sait pas la réaction des gens sur ce genre de choses.

Par contre, j’ai des amis vraiment très proches qui ont trouvé ça génial et qui nous ont beaucoup soutenus. 

 

Le jour où nous apprenons que la mère porteuse est enceinte donc au deuxième essai, on était vraiment très, très, très contents parce que c’était une bonne nouvelle et enfin peut être qui allait aboutir à quelque chose de positif. 

Quand on parle d’enfants, on parle d’abord d’amour. On parle de deux êtres qui s’aiment. On parle d’un enfant qui va grandir dans un ventre avec une proximité in utero. Et là, on se retrouve sur des éléments qui sont très clairement contractuels. 

 

J’étais beaucoup sur la valorisation du peu d’événements positifs que nous recevions. 

 

Et puis, à un moment donné, on nous met un bébé dans les bras, dans les bras d’Olivia. On prend une déflagration alors d’amour, on est transformé en papa maman en une seconde.

 

Moi, je dis que j’ai une femme qui est très forte, qui s’imagine pas d’être aussi forte.

 

La venue de Victor, c’est la victoire de l’amour.

Il n’y a pas 50.000 solutions, soit elles adoptent, soit elles font leur deuil d’enfant, soit elles essaient de trouver une gestatrice qui puisse porter l’enfant à leur place. 

 

J‘appelle ça la constellation familiale de la GPA dans lequel il y a évidemment les parents d’intention, la gestatrice qui a en général un compagnon, mais pas toujours, la clinique, qui est représentée par un médecin, mais aussi par quelqu’un qui,  un facilitateur. Et puis, il y a les enfants les enfants des deux côtés. Les enfants de la gestatrice et les enfants de la donneuse d’ovocytes s’il y a une donneuse d’ovocytes.

L’important c’est de savoir qui est qui.

 

On connaît bien en psychanalyse le processus d’attachement […] elles s’attachent à ce bébé, c’est sûr, mais en ayant tout au long de leur grossesse cette conscience que ce n’est pas leur bébé. 

 

Je pense que c’est très important pour les enfants de savoir qu’ils n’ont pas été portés par leur maman qui n’a pas accouché d’eux. Que l’enfant puisse s’approprier son histoire quand il sera adulte j’ai pas été dans le ventre de ma maman, mes parents me voulaient, ils n’ont pas pu avoir d’enfants parce que ma maman avait un problème de stérilité utérine, Et ils ont trouvé un endroit où c’était possible.

serge efez def

Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, répond à nos questions sur lA GPA.

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